
Pendant longtemps, la distribution de produits d'investissement immobilier non coté reposait sur un modèle simple : les grandes plateformes mutualisées agrégeaient l'offre, les CGP y accédaient, les SGP y soumettaient leurs produits.
Ce modèle fonctionne toujours pour la distribution grand public. Il répond de moins en moins aux attentes des réseaux de CGP les plus actifs, ceux qui gèrent des clients patrimoniaux exigeants, distribuent des club deals, et cherchent à se différencier sur la qualité de leur offre.
Ces professionnels attendent aujourd'hui quatre choses de leurs partenaires SGP :
Pour les SGP, répondre à ces attentes est une opportunité directe à condition d'avoir l'infrastructure pour y répondre. Ce qui n'est pas encore le cas pour la majorité d'entre elles.
En observant les pratiques des sociétés de gestion qui distribuent activement via des réseaux CGP, on distingue trois approches avec des résultats très inégaux.
C'est encore le modèle dominant chez les SGP de taille intermédiaire. Le commercial transmet un bulletin au CGP partenaire, qui le fait compléter et signer par son client, le scanne et le renvoie. La SGP réconcilie les virements manuellement, souvent en fin de mois.
Le problème : entre l'accord de principe de l'investisseur et son virement effectif, il se passe couramment trois à quatre semaines. Trois à quatre semaines pendant lesquelles l'investisseur peut se rétracter. Trois à quatre semaines de charge administrative pour des équipes déjà sollicitées. Ce n'est pas un problème de compétences. C'est un problème d'infrastructure.
Certaines SGP choisissent de passer par des plateformes de distribution mutualisées pour accéder aux réseaux de CGP. Cette approche résout en partie la friction opérationnelle mais crée d'autres contraintes. La SGP perd la relation directe avec ses distributeurs, supporte des frais de référencement significatifs, et n'a pas la main sur l'expérience investisseur.
Ce modèle reste pertinent pour la distribution à grande échelle. Il l'est beaucoup moins pour les véhicules à distribution sélective : club deals, fonds de dette privée, SCPI à capital fixe où la relation directe entre SGP et CGP est un actif stratégique.
C'est le modèle qui progresse le plus rapidement. La SGP déploie sa propre infrastructure de distribution sous sa marque, auprès de ses CGP partenaires en s'appuyant sur une technologie clé en main. Les CGP accèdent à un espace dédié, suivent les souscriptions de leurs clients en temps réel, et reçoivent leur reporting de commissions automatiquement. La SGP conserve la relation directe avec ses distributeurs, réduit sa charge opérationnelle, et peut intégrer de nouveaux partenaires en quelques heures plutôt qu'en plusieurs semaines.
Une infrastructure dédiée à la distribution CGP ne se limite pas à digitaliser le bulletin de souscription. Elle transforme la relation sur trois niveaux.
Situation initiale : une société de gestion parisienne gère simultanément trois véhicules : une SCPI de rendement, un club deal immobilier, un fonds de dette privée.
Trois produits, trois process distincts, trois façons de gérer les relations investisseurs.
Au quotidien, cela se traduisait par un logiciel métier historique peu flexible pour la SCPI, un suivi sur tableur avec des bulletins par email pour le club deal, et une réconciliation bancaire réalisée à la main pour le fonds de dette. L'équipe consacrait deux à trois jours par mois à rapprocher des données entre ces trois univers. Deux à trois jours qui n'allaient pas à la relation investisseurs, au sourcing de nouveaux actifs, ni au développement de nouveaux partenariats CGP.
Ce qui a été mis en place en 30 jours :
Résultat : l'équipe a récupéré ses deux à trois jours mensuels et les a réorientés vers le développement commercial. Quatre nouveaux partenariats CGP ont été initiés dans le trimestre suivant.
Trois conditions préalables : avoir ses partenaires CGP identifiés, avoir ses véhicules structurés juridiquement, et pouvoir mobiliser deux à trois heures par semaine pendant le déploiement.
La question n'est plus de savoir si les Conseillers en Gestion de Patrimoine vont exiger une expérience plus fluide de leurs partenaires. Cette attente est déjà là. La question est de savoir quelles sociétés de gestion vont construire l'infrastructure pour y répondre et lesquelles vont continuer à gérer leurs distributions avec des process qui leur coûtent du temps chaque semaine.
Si vous gérez plusieurs véhicules et que vous vous reconnaissez dans l'une des situations décrites, nous sommes disponibles pour en échanger.

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